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BAÂLON

Baâlon, blottie au fond d’un vallon, semblait sommeiller à l’ombre de l’immense forêt de Woëvre qui fournit jadis du travail à de nombreuses générations. Pourtant, qui pourrait se douter que dans son sol dorment sans doute encore d’innombrables vestiges de l’époque gallo-romaine. Aujourd’hui, le village semble toujours protégé par deux sommités : le Châtelet et l’église Saint-Blaise, mais la population s’est surtout regroupée dans l’étroit vallon, le long de deux rues typiques des villages meusiens. Les écarts de la Cambuse et des Etangs sont également les témoins d’activités passées.

Baâlon est situé le long de la route départementale 947 (ancienne nationale 47), qui joint Paris à Luxembourg ; la route nationale passant par la ferme des étangs, fut détournée sous le second Empire et a donné naissance à l’écart de la Cambuse (maisons isolées et auberges). La circulation est importante aussi sur la départementale 69, vers Longwy. Le paysage est ici très vert : les 1476 ha sont couverts de champs de céréales sur le plateaux à l’est, mais de prairies et par 254 ha de forêts, surtout Le Chênois et Les Six cents Arpents, qui constituent l’extrémité nord de la grande forêt de Woëvre (ici, on prononçait Ouèvre). On peut y faire de belles promenades, vers Robinson, ou découvrir des curiosités géologiques. L’altitude moyenne est de 210 m (de moins de 200 à 252 m dans le Chênois). La population est en hausse, comme semblent le prouver les constructions neuves en bordure de village, vers Louppy et Mouzay ; on note aussi la revitalisation progressive du charmant quartier du Châtelet, moins touché jadis par l’activité agricole et aux maisons d’habitation plus basses.

Sommes-nous en présence d’une antique cité dédiée au dieu oriental Baal, ou sur le lieu de construction d’une basilique romaine comme certains le laissent entendre ?

BAÂLON LA GALLO-ROMAINE

Baâlon, blottie au fond d’un vallon, semble sommeiller à l’ombre de l’immense forêt de Woëvre qui fournit jadis du travail à de nombreuses générations.

On trouve en effet à Baâlon de très nombreux vestiges archéologiques gallo-romains remontant dans leur majorité au IIIe siècle APJC et aux invasions barbares, en particulier à Villers, en en bordure du village : maisons, ateliers, rue, poteries, statue en bronze, monnaies… y ont été découverts depuis le 19e siècle. D’autres lieux-dits portent des noms significatifs, comme Muraumont ou La grande Haie… Cette très grosse agglomération, vues les nombreuses traces de constructions qui apparaissent dans le sol comptait, peut-être 10.000 habitants et était aussi dominée par un camp militaire. Au-dessus du village, le quartier du Châtelet est sans doute d’origine médiévale et possède un puits de 22 m. La famille Maclot, d’origine écossaise était seigneur de Baâlon ; Ferry Maclot, noble lorrain, fut condamné à mort par les Français en 1638, et la dalle funéraire de la famille existe toujours dans l’église.

TERRE ET BOIS

Vue aérienne

Potiers et tuiliers de l’époque gallo-romaine ne semblent pas avoir eu de successeurs modernes, mais la tuilerie de Stenay se trouvait à la limite des deux communes et prenait son argile sur le territoire de Baâlon. La commune a possédé un moulin jusqu’à la fin du 19e siècle et celui des Etangs fonctionna jusqu’en 1940. Aux 18e et 19e siècles, on trouve les professions habituelles de tous nos villages, mais surtout les métiers de la forêt : bûcherons, scieurs de long. Les nombreuses carrières, qui ont déjà permis l’extension du village dès l’époque gallo-romaine, fonctionnaient encore au 20e siècle, peu pour la construction mais plus pour la pierraille. Les métiers traditionnels liés à l’élevage sont également nombreux (tanneurs, équarisseurs, cordonniers), de même que les tisserands, qui existaient déjà au début de notre ère. Pas de vigne connue à Baâlon, mais la brasserie Gourdet, fut en activité entre 1861 et 1891. Les femmes étaient brodeuses, comme à Stenay et Mouzay. Elles se réunissaient aussi au lavoir alimenté par le ruisseau, ouvert sur trois côtés ; non loin se dresse quelques belles maisons comme celle du marchand de blé.

L’EGLISE

L’église saint Blaise, domine le village. On y remarque un mobilier ancien très intéressant : arc triomphal en fer forgé, qui sépare le chœur de la nef, triptyque du 18e siècle (Passion, Crucifixion et Résurrection du Christ). Vers Stenay, la chapelle Notre-Dame de la Délivrance a été construite en 1866 ; les femmes enceintes venaient y prier pour que la « délivrance » se passe bien et un pèlerinage s’y déroulait jadis, le jour de l’Assomption.

LA VIE AUJOURD’HUI

Les habitants travaillent à Stenay, en Belgique, au Luxembourg, et il ne reste plus que dix cultivateurs. L’école est fermée en 2004 mais la commune connaît plusieurs associations dynamiques (Baâlon Loisirs, Les Robinsons, société de chasse), qui peuvent se réunir dans la salle des fêtes. Signalons enfin le stand de tir aménagé par la Société de Stenay dans une ancienne carrière.